
Je ne sais pas pour les autres, mais moi, je ne connais pas l’histoire des ponts de ma ville, encore moins de mon pays ou ceux qui l’ont construit. Je ne connais presque pas non plus mes ancêtres, parfois je me demande pendant quelques secondes si c’est bien en 1534 que Christophe Colomb est arrivé en Amérique. Je ne connais pas l’historique des mots de ma langue, je ne peux pas chanter l’hymne national et je suis loin de connaître tous les premiers ministres de l’histoire. Pourtant, je me dis fière d’être Québécoise.


Mes amis tunisiens connaissent tout de leur pays, car malgré ses problèmes et tous ses défauts, ils sont fiers de leur pays. Ils pourront tous me raconter la cité romaine, le Moyen Âge, les invasions, les dynasties, l’architecture, les rois, les guerres, les religions… Ils me racontent fièrement leur histoire et leur culture qu’ils connaissent sur le bout de leurs doigts.


C’est gênant de ne pas mieux connaître notre belle histoire, même si je peux dire que notre culture est riche, ouverte et colorée… Pour savoir où on va, il faut savoir d’où on vient, dit-on?


Aujourd’hui, nous avons visité le site archéologique de Carthage, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1979, avec ses vestiges près de la méditerranée, sous le ciel bleu parfait. Encore une fois, beaucoup d’histoire et de récits racontés par les Tunisiens…



Puis nous avons repris la route vers Sidi Bou Said, également classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. OH! Si vous aviez pu y être… Magnifique est un faible mot pour témoigner de ce décor qui fait rêver et rend amoureux… Une citronnade aux amandes au Café des Délices, parfum des fleurs de jasmin dans l’air, valait mille fois ses 6 dinars! Quelle vue, quel paysage!



Puis, après avoir marché dans les rues bleues et blanches décorées de fleurs mauves et rouges, nous nous sommes arrêtés pour un souper typiquement tunisien, près de la Mosquée. Nous nous sommes régalés de couscous, de briks aux œufs et de grillades de poisons en discutant à la belle étoile…


L’appel à la prière s’est fait entendre.
Allahou Akbar, Allahou Akbar, Achhadou an la Ilah ila Allah, Achhadou an Mahomet rasoul Allah, Haya ala as-sala, Haya ala as-sala…
Puis nous sommes repartis pour Sousse…
Une belle journée.
