Le 6 juin dernier, j’achetais mon billet d’avion pour la Tunisie. Même si j’étais très enthousiaste, je me souviens avoir pensé, l’espace d’un instant… « Franchement, Laurie… 1 500 $ pour un billet d’avion, pour trois petites semaines de voyage… C’est beaucoup! Tu devrais focaliser ton énergie sur ton cours en ligne, travailler au resto, payer tes dettes d’études… que tu n’as même pas terminées BTW! »
Voilà, 10 jours se sont écoulés depuis mon retour en terres québécoises. L’après-voyage est toujours un peu pénible.
Aujourd’hui, je ne regrette rien. Comme à chacun de mes voyages, je réalise que l’investissement n’est rien comparé à ce que j’en retire, à ce que j’en rapporte, dans la tête et dans le cœur… J’ai encore un peu le mal du retour, surtout quand je pense aux gens merveilleux que j’ai connus en Tunisie… Mais ça va mieux.
En ce jeudi après-midi, j’ai envie de faire la morale à tous ceux et celles qui me jugent, qui croient que je fais « la belle vie », que j’ai la vie facile, que j’ai de la chance, que je suis gâtée… Eh bien oui, j’ai de la chance, mais chacun peut la faire, sa chance. Voyager, surtout lorsqu’on est jeune, est beaucoup plus accessible que vous le pensez. Alors, arrêtez l’envie, faites quelques recherches et sautez.
Mes amis, je vous en supplie, sortez de votre confort, achetez-vous un billet d’avion pour n’importe où, et partez avec un sac à dos… Pas trop de planifications, plongez vers l’inconnu, vous apprendrez davantage qu’à l’école. Oubliez que vous avez peu d’argent, vous reviendrez plus riche. Vous êtes jeunes, n’attendez pas d’être trop vieux, car vous regretterez de ne pas en avoir profité. Nos parents disent souvent « dans mon temps, ce n’était pas possible… », mais dans NOTRE temps à nous, c’est possible.
Lorsque vous serez là-bas, souriez et parlez aux gens, ils vous souriront et parleront aussi. Écoutez les bruits, ils calment l’esprit. Mangez, même si vous n’avez pas faim. Prenez votre temps, ne courez pas les attractions, laissez vous porter au gré du vent, suivez le rythme de vie des gens du pays. Écoutez de la musique traditionnelle, pas votre musique. Achetez des choses que vous n’avez pas à la maison. Écrivez des dates et des mots dans un carnet qui vous rappelleront de beaux moments. Envoyez des cartes postales. Riez.
Avant de partir, remplissez vos valises de cadeaux que vous offrirez aux gens que vous rencontrerez et remplissez-les à nouveau de souvenirs merveilleux, d’objets qui ont une histoire, qui vous donnent envie de raconter des moments qui n’ont une signification que pour vous à qui veut l’entendre.
Mes amis, profitez de la vie. Et faites profiter vos enfants de la vie. Elle est trop courte et on ne sait jamais quand elle peut s’arrêter…