Timing is everything.
On peut vouloir faire des affaires et avoir beaucoup de volonté, mais le bon moment, ou simplement la chance, doit y être aussi. Ça prend les deux. Et un peu plus de chance, je pense…
Le temps passe trop vite.
La première semaine a défilé sans que je ne m’en rende compte. Rendez-vous, déplacements, manger, rendez-vous, rapport, rapport, rendez-vous, rapport, déplacements, manger, rapport…
Les apparences sont trompeuses.
J’ai peu de choses à raconter, car je me sens comme dans une bulle. Une bulle qui flotte au-dessus de la vraie réalité de l’Afrique du Sud. Les gens d’affaires; directeurs, propriétaires, hauts placés… sont majoritairement blancs, pour ne pas dire tous blancs… Ça frappe. Ça choque surtout. De voir que les conséquences de l’apartheid, malgré tous les efforts pour l’égalité, sont encore bien présentes. L’écart à rattraper est trop grand.
Savoir se détacher.
Se détacher de la misère, c’est difficile. En route pour Lions Park à bord de notre fourgonnette, des vendeurs de lunettes, de carte du monde, de bulles, de parasoleil, de tout et de rien, dans le trafic, à travers les conducteurs qui les ignorent. Je trouve difficile de me détacher de tout ça, j’ai envie d’acheter à tous ces vendeurs qui essaient du mieux qu’ils le peuvent de gagner leur vie, parce que j’ai l’impression que personne ne va le faire. Je me demande comment ils peuvent nourrir leur famille.
Au Moyo restaurant, Susan, ma nouvelle amie sud-africaine, m’explique que le gardien de sécurité du stationnement n’est pas employé du restaurant. Il s’est trouvé un dossard orange et s’est improvisé gardien de stationnement pour ce restaurant achalandé. Les gens lui donnent du pourboire même s’ils savent que sa présence ne changerait rien à un cambriolage… On gagne sa vie comme on peut.
Départ pour Cape Town.