Même si les rues sont bondées, on ne reconnait pas trop les touristes, même nous, Lonely Planet à la main, on se fond un peu dans la masse… Il fait 14 degrés, dehors comme en dedans. Alors on garde notre manteau tout le temps. Et comme on a amené le plus laid, ça fait de belles photos. Mon frère Vincent nous a convaincues qu’on devait se fondre dans la masse. Alors on se fond en masse!
Des dizaines et des dizaines de petites boutiques, qui vendent toutes les mêmes t-shirts « made in China », s’alignent dans les rues où les gens s’entassent sur les minces trottoirs.
Les grosses cathédrales ne nous impressionnent pas. Elles sont faites d’or. Ce qui marque beaucoup, ce sont les maisons multicolores dans la montagne, au loin, au pied de la croix qui surplombe la ville. Si Jésus était toujours vivant, se laisserait-il adorer ainsi, au détriment des plus pauvres?
Dans les rues de Centro Lima, de Miraflores ou de San Isidro, les voitures rouillées, cabossées, klaxonnent sans cesse.
Les gens nous semblent peu souriants. Même sur les terasses, cerveza à la main, les gens sont sérieux. Ils ne nous semblent pas chaleureux, sauf le chauffeur de taxi qui a envoyé un bec de la main à ma mère!
Notre auberge Malka est dépaysante! Le petit jardin nous fait oublier le brouhaha de Lima. La vieille musique américaine joue toute la journée. Les Beattles, Elvis, Paul Anka, Hall and Oats… Ça mets de l’ambiance!
À notre premier dîner hier, au centre de Miraflores, sur le petit tableau près de l’entrée du restaurent le Rustica, une pensée qui marquera notre voyage: « La vida es como un espejo. Te sunrie si la mires sunriendo ».
Laurie et Brigitte
